POUTINE

Voyage au cœur du rap russe

Après avoir scruté le rap italien et suédois, on part pour le grand Est. La Russie, le pays qui appartient à Poutine et son oligarchie. Passage en revue des productions rapologiques du pays.

Et on commence ce petit tour d’horizon avec le golden boy du rap russe. Timoti, le plus américain, le plus capitaliste de l’ex URSS. Le rappeur s’est fait un nom grâce à des beats qui sentent bons les US. D’ailleurs, l’artiste a déjà fait quelques intrusions en France avec des hits de boite de nuit, et a réussi à se payer un featuring avec Snoop dogg.

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Et dans le pays où chaque critique est censurée, tuée dans l’œuf, le rap n’échappe pas à la règle. Très difficile d’avoir des propos politiques dans ce pays. C’est ce qu’à essayé de faire Krovostok. Cependant, les linguistes du pays ont déclaré que les paroles pouvaient  « provoquer des comportements agressifs, antisociaux et anti-individuels, en incitant au cynisme, au tout-permis et à des valeurs mensongères, ainsi qu’à la consommation de stupéfiants ». Ses musiques sont interdites par Vladimir Poutine lui même.

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Car le rap dans ce pays a une résonance assez forte. Et ce qui est en vogue en ce moment, c’est le Mat Rap. Une musique où les quelques mots utilisés sont plus vulgaires que dans tout le rap français.

Pas aussi virulent que les Pussy Riot, il est même validé par les grands milliardaires du pays. Ces nouveaux riches ayant fait de l’argent pas très catholiquement se rappellent des bons vieux moments en écoutant ces textes crus dont l’un des pionniers est Stas Baretzki. C’est ancien fossoyeur est aujourd’hui propriétaire d’une entreprise de pompe funèbre. Ca situe le personnage.

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Plus commercial, Mot est celui qui remplit ses chansons de refrains fait par des petites chanteuses du pays. Avec au moins 10 millions de vues à chaque clip, c’est sûrement l’un des artistes les plus bankable du pays.

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Dans un délire plus électro, Black Star Mafia truste le créneau, tandis que le groupe Gamora, a sorti le jeune Cereja Mecti, excellent et coup de coeur de la rédaction. L’imagerie de la mafia est évidemment très présent dans le rap russe, beaucoup plus que dans le rap italien d’ailleurs.

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Et dans le genre Grime moscovite, on vous présente Twin Vi. Pour finir, la folie folle est du côté de Billy Milligan avec des flows qui partent en couille et des clips déjantés. Cette fois-ci, pas besoin des paroles pour comprendre.

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