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XV BARBAR – Interview Le Gun ou la Rose

LE XV BARBAR est de retour avec la mixtape Le Gun ou la Rose disponible depuis vendredi denier. Après le clip Marvel qui présentait un par un les membres du groupe, Twofeetunder les a rencontré pour une petite discussion tranquille afin de mieux connaître les personnages qui composent le groupe. Si vous voulez les voir, ils seront le mercredi 16 décembre à 16h à la boutique Sniper Shot (27 avenue de Clichy), pour faire gagner des CDs et prendre des photos.

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S, Il parait que t’es le motivateur du groupe, c’est vrai ça?

S : t’as tiré ça d’où? Leso : C’est le gérant! S : J’suis pas d’accord d’avoir ce rôle-là. Leso : C’est plus fort que lui. S, c’est un perfectionniste, il veut que tout se passe comme ça doit se passer, et quand un truc chavire, il est là pour rattraper la chose, c’est plus fort que lui.

T’as fait pas mal de clips solos, comment ça se fait ?

S : Même avant le XV, on rappait tous, certains de leur côté, moi je me sentais déjà prêt pour faire des clips, même s’il n’y avait pas de but précis.

Tu es né au Maroc, ça t’as aidé tu penses ?

Oui je pense, je n’aurai pas été le même si j’étais né ici, je n’aurai pas connu la dalle. Pour moi c’est une chance d’être né là-bas. Ca nourrit ma motivation.

Leso, tu disais avoir une large culture musicale :  

Leso : J’écoute tout ce qui me plait. Je regarde des films, la bande son va me plaire, je vais aller la chercher, j’écoute pleins de sons différents. Sinon j’suis un gros amateur de rap, j’en ai écouté tellement dans ma vie que je me rappelle plus des blazes. Après quand t’aimes la musique c’est comme ça, faut pas chercher plus loin.

Justement tu dis que t’es plus musicien que rappeur.

Leso : Quand je dis ça, mon instrument c’est ma voix. Quand j’suis chez moi, je chante comme tout le monde sous la douche et voilà. Pourquoi pas explorer d’autres horizons plus tard, mais pour l’instant j’suis dans le rap.

T’as aussi un vocabulaire assez développé. 

Leso : J’écris comme ça. Quand je vois un mot, j’essaye de trouver une rime. Après, certains mots, je les utilise plus pour la musicalité, je le trouve beau à entendre, je cherche des rimes, et après j’essaye de trouver des sens, c’est comme ça que je fonctionne.

Black D, t’es le premier à avoir ramené la Black Dance en France ?

Black D : Ouais, je suis le premier à avoir amené ce truc en France. Ca a été inspiré de certains artistes américains que je suis beaucoup et qui sont connus pour faire de la drill, du trap, ils ont une gestuelle que j’aime bien. Après, tout n’est pas pompé, c’est plus une inspiration.

Cheu-B, on a l’impression que t’es le plus branché kainry nan ?

Cheu-B : On est plus ou moins tous aussi branchés States les uns que les autres. Celui qui est plus puriste va faire écouter le son des 90’s, et le mec qui écoute la trap va faire tourner sa dope, chacun sa manière de le vivre.

Qui est le plus puriste ?

Cheu-B : Leso, Mess et ADK

Dans Carjack Chiraq, tu dis : « Cheu-B Ski ça c’est mon blaz d’hiver. » Ba ouais! C’est mon blaze d’hiver, c’est le gun ou la rose. Là ça y est on y arrive.

Layone, t’es celui qui pousse le plus la chansonette.

Layone : Parce que c’est naturel, il y a des morceaux ou j’ai envie d’envoyer comme dans Makaveli, avec Kranmax, un de nos gars, et il y’a d’autres sons où j’ai envie de ramener une mélodie, j’fais ce que je veux.

Tu sembles aussi le plus posé, dans Marvel tu dis : « Faut j’trouve un ptit ffeta, que j’fasse un peu d’ffebi, que j’trouve une ptite feumeu. »

Layone : Je dis tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Je suis issu d’une famille nombreuse, je sais que j’ai de nombreux frères et sœurs qui m’écoutent, moi je fais le calcul, d’autres ne le font pas c’est leur problème.

Pispa, « Nerveux comme Joe Pesci j’me tape comme Belmondo », ça te résume bien ?

Pispa : T’as capté! Le cinéma, c’est une forme d’inspiration, certains vont citer des joueurs de foot, moi j’suis un cinéphile.

Gars d’batard, on vous l’entend souvent dire, c’est comment ?

Pispa : C’est un langage, une manière d’être. Une expression made in 17. T’es un gars d’batard c’est que t’es un mec de ouf, un barbare.

Comment t’as commencé le rap ?

Pispa : C’était surtout des freestyles entre potos, c’était un délire. Avant d’être rappeur, t’es fan de rap, on ne naît pas rappeur. t’écoutes les sons, tu veux faire comme les autres, et quand tu commences à avoir ton petit level tu te dis, faut que j’arrête de faire comme les autres et que je fasse mon truc à moi

ADK, t’es le kabyle du groupe, il en faut toujours un.

ADK : Je suis un monstre marin! L’artillerie sous le rosier poto!

Tu sembles être le plus influencé rap français ?

J’écoutes beaucoup de 113 à la base, Alpha 5.20. Mon oreille accroche beaucoup plus au rap français, j’suis toujours au courant de ce qui se passe de l’autre côté de l’Atlantique grâce au groupe, mais moi on parlait de puriste tout à l’heure j’suis à fond dans les classiques de rap français.

Mess, tu baignes dans le rap depuis ton plus jeune âge non ?

Mess : J’ai grandi dans la musique, mon grand frère faisait du rap, il s’appelle 10strict de Nord Island, l’ancien groupe de Hayce avec Abde touareg, Kama et Inno100. Dans tous les styles, West Coast, New Yorkais sombre.

D’ailleurs, selon les rumeurs c’est toi le petit génie, c’est pas trop dur d’être le plus jeune ?

Petit génie non! L’âge c’est un détail puisqu’on a que deux ans de différence, puis on est tous frères à la base, du coup le problème ne se pose pas.

 




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