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Interview – Coolax : « On sent effectivement un changement et je suis heureux de pouvoir y participer »

Pour la nouvelle sortie du label de Youssoupha, Bomaye, nous sommes aller voir dans son studio le jeune beatmaker Coolax, principal orfèvre de ce projet qui regroupe toute la jeune génération rap. 

Comment se porte l’album depuis qu’il est sorti ? Ca se passe bien ?

C’est sorti depuis une semaine, j’ai eu pas mal de retours positifs dans la grande majorité. Pas mal de gens pouvaient avoir des a-priori sur le tracklisting et la jeunesse des artistes, donc je suis content par rapport à ça.

Présentes-toi, qu’est ce que tu fais dans cet album ?

A la base, on m’avait appelé juste pour des prods, un gars d’ici qui ne fait pas de musique avait le projet en main. Au bout de 4, 5 morceaux, étant donné qu’il n’y avait que des instrus à moi, on m’a proposé de prendre vraiment le projet personnellement pour que je puisse y ajouter ma patte. Avec mon ingénieur du son, on a vraiment bossé à deux. Moi je faisais toutes les prods, et ensuite on travaillait ensemble sur la réalisation. Puis, il y a le travail avec les artistes également, où l’on se concertaient tous ensemble.

C’est quoi ce délire avec le Mathusalem ?

C’est un titre qu’on avait choisi à la base parce qu’on partait sur un truc assez jeune, c’est quelque chose qui revient assez souvent chez eux, les boites et le Mathusalem. Le truc qu’on ne voulait pas faire, c’est une compilation ou chaque artiste envoie un son par mail. Ce projet, ce n’est pas du tout ça. Pour bien montrer aux gens que c’est des sons qu’on a fait ici, au studio Bomaye, et qu’on a une vraie connexion avec les artistes, on leur demandait de placer des Mathusalem, des Bomaye.

Quels sont les artistes avec lesquels t’as préféré travailler ?

En vrai tous. Ca c’est bien passé avec tout le monde. En tout, on a enregistré 30, 35 sons. Ceux qu’on a choisi, ce n’est pas forcément pour le feeling avec l’artiste, mais en général, quand il y avait une bonne osmose en studio, ça donnait quelques chose de bien, de beaux morceaux. Avec tout le monde, il y a eu de bonnes connexions. Sur 20 artistes, il y a peut-être une quinzaine de personnes avec qui je serai amené à retravailler sur leurs projets personnels.

Comment tu t’es retrouvé sur l’équipe de Bomaye ?

Ils m’avaient contacté pour des productions, et je connaissais des gens d’ici, donc ils m’ont signé mon contrat à cette époque.

Vous-êtes l’un des premières générations à assumer le chant, les cris de dingue, alors que les anciens étaient plus dans l’attitude. Vous vous rendez compte que vous êtes en train de révolutionner le rap ? 

Personnellement je ne m’en rend pas compte. Je vois qu’il y a quelque chose qui change, peut-être dans 5-6 ans, on se dira que c’était une révolution, mais on sent effectivement un changement et je suis heureux de pouvoir y participer. C’est pour ça qu’on a réuni que des gens de la nouvelle génération. On aurait pu inviter des rappeurs plus anciens afin de faire un mélange, mais pour moi, la cohérence de ce projet, c’était d’amener un truc nouveau.




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